Résumé de l’article rédigé par Valentin Castella
La Gruyère / Mardi 24 décembre 2019

L’entreprise romontoise Epredia-Erie Electroverre SA, propriété d’un groupe japonais et spécialisée dans la fabrication de verre, a profité du concept « Simplement mieux... au travail » pour proposer des cours en informatique de base à six collaborateurs de la maintenance mécanique ou opérateurs à la fabrication du verre. Emilie Blaser, collaboratrice à l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO) du canton de Fribourg, a donné ces cours durant les heures de travail, ce qui a permis aux collaborateurs de progresser.

Membre du comité de direction d’Epredia-Romont, Armindo Semedo s’est montré tout de suite intéressé par le concept. « Les technologies sont très présentes dans le monde du travail et il est important que ces outils soient accessibles à tous. C’est pour cette raison que nous avons effectué une demande de financement au SEFRI. »
 

Un exemple inscrit dans la pratique professionnelle

Emilie Blaser nous décrit l’exemple d’un exercice concret développé lors de la formation :« Auparavant, un contrôle de qualité devait être inscrit sur une feuille de papier. La manœuvre a évolué et la tâche doit aujourd’hui être accomplie avec un ordinateur. Grâce à cette formation, les participants savent comment s’y prendre. Ils peuvent également modifier des documents en réseau, ou utiliser Excel » explique-t-elle. « Lors de la première séance, les souhaits des collaborateurs étaient de pouvoir travailler de manière autonome et devenir plus compétents » nous dit-elle.
 

Plus autonomes

« J’ai découvert Excel à l’école se souvient Evaristo, l’un des participants. Mais je n’avais jamais pratiqué depuis. J’étais perdu. Cette formation m’a permis d’acquérir quelques bases. » Heureux et fiers d’avoir reçu une attestation en fin de cours, les participants se disent aujourd’hui davantage en confiance. « Au moins, maintenant, j’essaie, continue Evaristo. Je n’ai plus peur. »

Du côté de la direction, la satisfaction est également de mise. « Ces collaborateurs pourront travailler de manière plus autonome, reprend Armindo Semedo. Certes, les cours se déroulent durant les heures de travail et la production peut être retardée. Mais, sur le long terme, l’entreprise est gagnante, car les employés sont plus efficaces et la société peut compter sur un personnel plus compétent. »

Convaincue par la démarche, la direction devrait faire profiter à une deuxième volée de collaborateurs les cours proposés par l’OSEO Fribourg.

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